Nikon est indéniablement une référence dans le monde de la photographie. Le Nikon D5 en est l’ultime représentant.

Lancé en mars 2016, le Nikon D5 doit faire oublier un D4S un peu décevant pour certains. Sacré défit pour le géant de la photo à la célèbre marque rouge. Pour cela, il s’est appuyé sur les retours des spécialistes, en prenant tout ce que le précédent modèle avait de bien et en l’améliorant encore plus.

Le boitier

Le châssis en alliage de magnésium intègre un capteur plein format (24x36mm) de 20,8Mpx qui est sensiblement équivalent à la concurrence. Là où ce Nikon D5 est impressionnant c’est dans sa plage ISO : de 100 à 102 400 ISO extensible jusqu’à 3 280 000. Oubliez cependant de monter aussi haut, la photo sera complètement illisible. Ce qui m’a impressionné est sa fluidité dans la montée en ISO, le bruit est très bien maitrisé.

Une fois la bague sur l’épaule gauche tournée sur CH (Continue High), vous voici dans le domaine que ce boitier maitrise le mieux, le mode rafale. Avec une rafale jusqu’à 12 images/sec avec AF continu, aucun détail n’échappe à cet appareil. Si vous en voulez plus, il vous offre la possibilité de monter même à 14 im/s en verrouillant le miroir (dites cependant adieu à l’autofocus).

Nikon D5

Quand la microseconde est capturée

Le dos du boitier intègre un écran tactile (enfin) de 3,2″ et toujours les indémodables joystick propres à Nikon. Je regrette cependant que le joypad soit moins intuitif comparé à la roulette Canon.

L’objectif

Plutôt impressionnant ce 24-70mm

Qui dit boitier impressionnant dit forcement objectif qui va avec. Le notre était fourni avec le zoom phare de la marque : le NIKON AF-S NIKKOR 24-70 mm F/2,8 ED VR.

Un nom plutôt violent pour un objectif qui ne l’est pas tant que ça. Pour ceux qui ne le savent pas, cet objectif est composé de pas moins de 20 lentilles reparties en 16 groupes incluant 3 verres ED (Extra low Dispersion glass) qui corrigent ou minimisent les aberrations chromatiques dont 1 verre ED aspherique (une première). Si tout ceci est confus pour vous, cela signifie que cet objectif pèse 100g de plus que la génération précédente pour atteindre un poids de 1kg (c’est plutôt lourd pour un zoom si petit) surtout couplé au poids déjà conséquent du boitier. Son ouverture constante à f/2.8 permet de réaliser des bokeh (flou d’arrière plan) plutôt sympathiques. Cependant, je ne pense pas que ça justifie un tarif avoisinant les 1500€, la où le Tamron SP 27 – 70mm f/2,8 Di VC USD similaire est proposé à boitier moins cher.

Nikon D5

Le bokeh bien maitrisé par l’objectif

Le bilan

Au final, ce Nikon D5 est vraiment un boitier très très intéressant pour la photo plutôt sportive. Sortit en mars 2016, il a vu le Canon 1Dx MkII se présenter contre lui avec des qualités similaires voir meilleures (sur certains points). Je pense que le gros défaut que j’ai pu trouver à ce Nikon D5 est le fait que seules des cartes mémoires XQD puissent être compatibles de série (un retour en SAV pour l’installation de lecteur CompactFlash est possible moyennant finance), un peu dommage au vu des 6 000€ demandés pour le boitier seul.

Si, sur le Salon International de l’Automobile de Genève, le D5 peut être remplacé par un D810 (ou comme dans mon cas sur la deuxième journée, un Canon Eos 80D), lors de l’événement vécu sur le circuit de Magny-Cours (avec des véhicules en mouvement), ce D5 a montré qu’il était indispensable pour les photos en rafales et même certains clichés « classiques ».

Nikon D5

Quand on a le temps de bien poser ses réglages

Photos

FICHE TECHNIQUE BOITIER

CAPTEUR

IMAGE & EXPOSITION

ECRAN ET VISEUR

MÉMOIRE & ALIMENTATION

FONCTIONNALITÉS

VIDÉO

ENTRÉES & SORTIES

DIMENSIONS & POIDS